Ne pas écrire est aussi important qu’écrire. Faut vivre, un peu. L’été. Faut le vivre. Faut faire quelque chose de son été. Même si c’est les vacances. Les vacances ça sert à rien si on fait rien. Faire quelque chose. Je reprends. Qu’est-ce que je raconte si ce n’est pas ma vie ?
Souviens-toi l’été dernier. Et celui d’avant. Et celui d’avant, encore. Ils se confondent maintenant, c’est le perpétuel été, celui de l’enfance et de la vie d’adulte en même temps. Marseille. La chaleur, la lumière, la poussière. Des corps qui se frôlent, des immeubles qui s’effondrent, des souvenirs qui brûlent encore. Tous les étés des années 2000 se mélangent et ne forment plus qu’un, l’Été 20XX, qu’on visite amoureusement — parce qu’il est question d’amour qui s’en vient, s’en va, et se métamorphose toujours.
« Les genoux collés par la chaleur. Rien n’indique notre âge. Comme quand on était enfants. Je sonde son visage encore un peu endormi. Il est seul avec des pensées que je mérite pas. La nuit sera vite abolie. Toutes les vérités seront bonnes à dire : le silence ne protège pas. Et parce que je sais que je n’étais pas censé survivre, je vais parler. »
Entre le journal intime et la chronique urbaine d’un été, ÉTÉ 20XX déjoue les apparences pour déployer une sorte de mise en scène de la vie quotidienne, entrecoupée d’échappées littéraires et musicales, et explorer la fragilité du vivant, la persistance du désir et la beauté des ruines, dans une langue libre, sensuelle et politique.
nouvelle, L’Onde éditoriale
mars 2026
36 pages
17 x 17 cm
5€
ISBN : 978-2-487962-17-0
